Au cœur du Bassin du Congo, en République du Congo, le Parc National d’Odzala-Kokoua abrite l’une des dernières grandes forêts tropicales préservées. Protégé depuis 1935, le parc s’étend sur 13 500 km² et rassemble une biodiversité particulièrement importante, avec plus de 4 400 espèces de plantes et une centaine d’espèces animales recensées. Gorilles de plaine occidentaux, éléphants de forêt, bongos ou encore hyènes tachetées évoluent dans cet environnement.

C’est dans cette région que Kamba Africa développe une approche du voyage centrée sur l’observation de la nature, la recherche scientifique et la conservation. L’entreprise propose des séjours dans trois lodges situés au sein du parc, avec des itinéraires en petits groupes de 12 personnes maximum. Une manière de découvrir le Congo à travers son territoire et ses écosystèmes, plutôt que par un tourisme de masse.
Un projet né autour de la conservation
L’histoire de Kamba Africa commence avec Sabine Plattner. Après avoir grandi au contact des forêts allemandes, elle découvre la forêt tropicale congolaise et se rend notamment à Mbomo, un village situé à proximité du Parc National d’Odzala-Kokoua. Elle y constate les difficultés rencontrées par les populations locales, notamment en matière de santé, d’éducation et d’opportunités économiques.
Sur place, elle rencontre également la primatologue Magdalena Bermejo, qui travaille alors sur les populations de gorilles de plaine occidentaux et sur les conséquences du virus Ebola. Cette rencontre va contribuer à orienter le projet vers la recherche et la protection de la faune.


Sabine Plattner comprend alors que le tourisme peut également jouer un rôle dans la conservation. En développant une activité liée à la découverte de la faune et de la flore, l’objectif est de donner une valeur économique au patrimoine naturel local et d’encourager sa protection face au braconnage et à l’exploitation forestière.
Avec le soutien du gouvernement congolais, l’ancien camp de recherche sur les gorilles de Ngaga est ainsi transformé en lodge destiné à accueillir des voyageurs internationaux. Le projet donne naissance à la Congo Conservation Company, qui deviendra ensuite Kamba Africa. Deux autres lodges, Lango et Mboko, rejoignent ensuite Ngaga.

Trois lodges pour découvrir différents visages du Congo
Kamba Africa s’appuie aujourd’hui sur trois lodges : Ngaga, Lango et Mboko. Installés dans des environnements différents, ils permettent d’explorer plusieurs facettes du Parc National d’Odzala-Kokoua.
Ngaga est notamment associé à l’observation des gorilles de plaine occidentaux. Le lodge se trouve dans une zone forestière où vivent plusieurs familles de gorilles. Lango est situé aux abords de la Réserve Spéciale de Dzanga-Sangha, une région partagée entre la République du Congo, le Cameroun et la République centrafricaine.

Les hébergements prennent la forme de bungalows avec lits doubles ou twin, salle de bain privative et eau chaude. Les fenêtres sont équipées de moustiquaires, un élément indispensable dans cet environnement. Chaque lodge cherche ainsi à maintenir un certain niveau de confort tout en restant intégré à son environnement naturel.
Le séjour repose avant tout sur l’exploration. Les voyageurs peuvent partir accompagnés de guides et de pisteurs pour observer la faune, découvrir la forêt ou encore suivre les traces des animaux. Le principe reste celui de l’observation, sans interaction avec les espèces.

Une expérience construite avec la recherche scientifique
La recherche occupe une place importante dans le fonctionnement de Kamba Africa. Le projet a été créé à l’origine pour soutenir la recherche en primatologie et la conservation. À Ngaga, les travaux menés autour des gorilles permettent notamment d’étudier leur comportement et leur sociabilisation.


Le suivi des gorilles repose sur une approche qui privilégie l’observation à distance et le respect de leur environnement. Pour les visiteurs, cette méthode permet également de mieux comprendre les animaux et leur habitat sans chercher à modifier leurs comportements.
Kamba Africa travaille avec des chercheurs, des pisteurs et des acteurs de la conservation présents dans la région. Les expéditions sont organisées en petits groupes, avec un maximum de 12 personnes, afin de conserver une expérience plus confidentielle et de limiter l’impact des visiteurs sur le territoire.

Le tourisme comme levier pour les communautés locales
La conservation ne concerne pas uniquement la faune et la flore. Pour Kamba Africa, elle passe également par le développement économique des populations vivant autour des parcs.
Avec son partenaire Sabine Plattner African Charities, le groupe soutient différentes initiatives liées à la conservation et au développement des communautés locales. Le projet cherche également à favoriser les ressources disponibles dans la région. Kamba Africa indique notamment privilégier l’achat local de matériaux de construction, de mobilier, d’accessoires et de produits auprès de producteurs et de fournisseurs locaux.


Cette approche permet de créer des liens entre l’activité touristique et l’économie locale. Elle repose sur une idée simple : préserver un territoire implique aussi de permettre aux populations qui y vivent d’en tirer des bénéfices.
Une autre vision du voyage de luxe
Kamba Africa s’inscrit ainsi dans une évolution du tourisme de luxe. Ici, le confort ne constitue qu’une partie de l’expérience. L’intérêt du séjour réside aussi dans l’accès à une région difficilement accessible, dans la rencontre avec des guides qui connaissent le territoire et dans la possibilité d’observer des espèces dans leur environnement naturel.
Le voyage devient également une manière de comprendre les enjeux liés à la conservation. À travers les chercheurs, les pisteurs et les acteurs locaux, les visiteurs découvrent un territoire qui ne se résume pas à ses paysages.


Cette approche donne une autre dimension au luxe : celle du temps, de la rareté et de l’accès à un environnement préservé. Avec des départs limités à 12 personnes et trois lodges implantés au cœur du Parc National d’Odzala-Kokoua, Kamba Africa propose une expérience qui privilégie l’immersion plutôt que la quantité.
Dans un secteur du voyage où la recherche d’expériences plus responsables prend une place croissante, le projet congolais montre ainsi comment tourisme, recherche scientifique et conservation peuvent être associés. Le séjour ne consiste plus seulement à découvrir une destination, mais à comprendre le territoire que l’on traverse et la manière dont sa préservation peut participer à son avenir.

Kamba Africa en quelques mots
Entre forêt tropicale, observation de la faune et recherche scientifique, Kamba Africa propose une manière différente de découvrir la République du Congo. À travers Ngaga, Lango et Mboko, le projet associe hospitalité, exploration et conservation, tout en travaillant avec les acteurs locaux et scientifiques présents sur le territoire.
Une approche du voyage où la destination n’est plus seulement un décor, mais devient le cœur même de l’expérience.
Pour en savoir davantage sur Kamba
Deva Le Grand pour Tendances Plurielles












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